SÉLECTION OFFICIELLE / COMPÉTITION FRANÇAISE   FIDMARSEILLE 2012

première mondiale /compétitions premier film et prix Marseille Espérance

   

LOGODEN 

 

Jean FRAYSSE et Aurélie BONAMY

 

 

FRANCE
2012
Couleur
Super 8
36’

Version originale
Français
Image
Jean Fraysse
Son
Jean Fraysse
Montage
Aurélie Bonamy
Avec
François Boin, Jean Fraysse, Jeanne Fraysse, Michel Fraysse, Claude Dréno

Production et distribution
Cinémathèque de Bretagne

Filmographie
- LA BATAILLE DES PLÉMOS AOÛT, 1983
- POHÉTON JUIN, 1984
- LE POHÉTON, 1984
- ARBRE CASSÉ, TRANSPORT DU BOIS, 1984
- LOGODEN, 1984
- LE THOUREIL, 1996
- IMAGES DE MER, 1985
- IMAGES DE LOGODEN, 1985
- KERCADO, HIVER LOGODEN TRANSFORMATIONS, 1988
- LOGODEN, LA GRANDE TEMPÊTE SEPTEMBRE, 1987

L’histoire est simplement magnifique. En 1979, pour remercier le propriétaire de l’île de Logoden de l’avoir autorisé à y filmer des scènes de Mon Oncle d’Amérique, Alain Resnais offre à ce monsieur, Jean Fraysse, une caméra super 8 de grande qualité. Dès lors, Jean Fraysse se prend de passion et parcourt l’île caméra au poing, pour y collecter des images de la nature autant que de ses rares proches. Par ailleurs, il enregistre des sons, bruits des travaux, rumeurs naturelles, conversations familières. Il dépose plus tard l’ensemble à la Cinémathèque de Bretagne. C’est là qu’une jeune femme, Aurélie Bonamy, venue en stage, y découvre ce trésor bien discret laissé en jachère. De son propre chef, elle décide d’organiser ces prises éparses, de numériser les sons, d’en monter et d’en mixer une partie en une suite de vignettes. Si elle a bien sûr l’accord de Fraysse, les deux complices ne se sont pourtant jamais rencontrés et n’ont échangé, jusqu’ici encore, qu’au téléphone. Voici donc une oeuvre singulière, resurgie du lointain d’une pratique amateur et de sa modestie si évidemment gracieuse, désormais cosignée par des auteurs que plus d’une génération autant que l’espace séparent.
À la délicatesse des prises de vue répond la douceur si pertinente du montage et du mixage, laissant affleurer tout à la fois un sens aigu de l’observation, un amour profond de cette terre isolée et de son quotidien sans spectaculaire - sans oublier un goût et une réelle maîtrise du cinéma.

Jean-Pierre Rehm

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